Crépuscules II

La lamentation des glaces est intenable

Quand on franchit

Le mur du son

 

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Ecriture en balade: exposition Van Gogh / Artaud : le suicidé de la société

Cut up: Les mots d’Artaud

 

Cauchemar de chants d’orgue en ébullition interne,

Un train pour une étoile,

L’ histoire entière dans ces paysages convulsionnaires.

 

Soleil ivre garrotté d’un mauvais esprit,

Hallucinant ce pinceau en ébriété

qui suit la balafre noire d’un ciel très bas:

 

Van Gogh a lâché ses corbeaux.

Un paysage qui trempe la terre dans les vagues du ciel,

L’apocalypse : peroxyde d’azote aux microbes noirs,

 

L’énigme pure, la pure énigme de la fleur torturée

et la chaire hostile aux coups de flammes enchaînés,

Un envoûtement de mille étés!

 

Ainsi

un paysage

à midi.

 

 

Fragment poétique 1

 

Les lauriers roses dont les têtes penchent

dangereusement

irrésistiblement

fatalement

immanquablement

définitivement

vers le bas

 

Fragment poétique 2

 

Les couleurs partent en fumée dans le jardin de l’hôpital St Paul.

De grands arbres baignés de lumière se déploient dans la tramontane,

touffus et mousseux sous le bleu intégral du ciel moutonneux.

Leurs membres tordus au déclin du jour à St Rémy de Provence,

Leurs membres amputés, ne peuvent plus saluer la vieille qui passe en contre-bas.

Un godillot sombre s’est retourné sur le chemin caillouteux.