L’effet aquatique de Solveig Anspach: Eclat de poésie et de lumière(s)

Jetez-vous dans les effets aquatiques de S Anspach, pour être transcendé avec l’eau, pour apprendre à s’y jeter, dessus, dessous, en voix-off, les yeux dans le chlore et la chaleur islandaise, les pieds dans l’eau, en milieu flottant, pour perdre pied, se laisser porter, en dépit des contre temps et des amnésies pour le plaisir fou de toujours remonter, au bord, tant pis pour les maladresses et les ratés, on se reposera quand on sera mort

Jetez-vous dans l’envie aquatique : l’amour au fond de la piscine, à jet continu, vivre, car nous attendons un sursaut, un sursis, épuisés d’affrontements liquides et creux. L’amour au fond de la piscine, pour se rassembler, à l’horizontale, à la verticale.

Dans la détonation du silence, des envies aquatiques, corps à chlore, pas besoin d’une carte d’abonnement, juste, de l’eau, ouverte sur les espaces du temps et du corps, on peut manquer de s’aimer, il suffit de se jeter dans le bain, back soon, les sources chaudes, back soon, le tourbillon des amants, l’échappée aquatique, oui, cela pourrait présager un abandon du monde, des erreurs réussies pour que nous puissions pisser et baiser dans les flots bleus, lavés de nos atermoiements et de nos dérives, pour le plaisir de mariner et de succomber, pour que la certitude éclate d’un coup comme une ampoule alimentée à un courant trop fort qui prend à la gorge

Il n’y a pas de hasard

Juste de l’eau

Et de la lumière

Même si

Même si je ne suis plus qu’un chiffon essoré, tu sais quoi ? Je m’en fous. Même si tout sonne creux. Je m’en fous des retombées abruptes. Seuls m’importent les corps qui frémissent et les esprits dingues. Alors quoi ? S’hypnotiser face à l’aube. Se désoler derrière le voile de brume. L’enfer… sans fers s’enferre. Merde. Tu avais dit. Pas de jeux de mots aujourd’hui. Tu te concentres sur le chant infernal des cigales qui indique que l’on a passé les 25 degrés. Une simple histoire de respiration. De souffle. De légèreté. De perte d’âme sauf si dans le ciel une tache noire, un aigle, mesurée par rapport aux étoiles, loin du mouvement, parce que tout ce que tout ce que tu souhaites est de rempiler les songes infinis.

Clos tes yeux.