« Le premier regard caméra »

Monika

Harriet Andersson dans Monika (1953) Ingmar Bergman

Regard caméra mais aussi regard provocateur, interrogateur, frondeur, triste, obscène, humain, fiévreux, désirant, désespéré, regard plein d’aplomb, de mépris, de dépit et d’ennui mais regard libre et libérateur.

Regard inspirant, il faut croire, à commencer par ceux de La Nouvelle Vague.

On se rappelle de l’affiche du film Monika arrachée au mur d’un cinéma par Antoine Doinel et son ami dans Les 400 coups de François Truffaut et du regard caméra qui clôt le film de façon aussi ambivalente.

Pour Jean-Luc Godard, c’était tout simplement   » le plan le plus triste de l’histoire du cinéma ».

Quelle beauté que ce regard qui fait s’éteindre tout autour de lui pour ne garder que la lumière dans ce visage de femme, et dans ce regard, l’étincelle de vie, l’âme qui échappe à presque tout!